J'ai autoédité un jeu de société : le bilan complet
- Rémi Desmazières

- il y a 6 jours
- 2 min de lecture
J’ai développé et autoédité Occupation en partant de zéro, tout seul, sans financement participatif, et sans sortie boutique. Quatre ans de boulot, deux impressions, 1000 boîtes au total… et un paquet de trucs appris ! Aujourd'hui je sors une vidéo de 35 minutes où je t'explique tout en détail.
C’est quoi Occupation ?
C’est un jeu de 4 à 7 joueurs (14+), une partie en moins de 90 minutes. Deux camps s’affrontent dans une ville occupée : les occupants et les résistants. Et évidemment, au milieu, il peut y avoir un collabo. Le jeu a été élu premier prix stratégie à Ludinord, et il est vendu uniquement en direct sur mon site (pas de boutique, pas de Kickstarter).
Pourquoi j’ai choisi l’autoédition
À la base, je suis parti d’un prototype fait pendant le confinement, très inspiré du jeu à rôles cachés (avec l’envie d’un thème plus fort et d’une ambiance plus “roleplay” que ce qu’on voit souvent). Le jeu a évolué à force de tests, de simplification, et surtout grâce aux retours en collectif d’auteurs.
Après Ludinord, j’ai discuté avec des éditeurs. Mais entre le thème (forcément pas le plus consensuel du monde) et mon envie d’aller vite en gardant la main sur le projet, j’ai tranché : je m’autoédite.
Dès fois, vaut mieux ne pas savoir ce qui t'attends pour aller au bout d'un projet
La vérité, c’est que le jeu, ce n’est qu’une partie du taf. Le reste, c’est :
trouver un fabricant,
gérer les imprévus de production (ceux qui te coûtent du temps, de l’argent, et quelques nerfs),
organiser le transport, la douane, l’administratif,
et derrière… faire partir les boîtes une par une.
Et même quand ça marche, il faut comprendre pourquoi ça marche. Dans mon cas, les réseaux ont été le gros moteur : un lancement qui cartonne, puis une réalité plus nuancée sur la durée, et un Noël beaucoup moins “automatique” que ce que j’imaginais.
Le point que je ne soupçonnais pas : les livraisons en micro-entreprise
C’est un détail qui devient vite énorme : quand tu vends en direct en auto-entreprise, les frais de livraison peuvent devenir un vrai frein psychologique pour les gens… alors que toi, tu ne te gaves pas dessus. Dans la vidéo, j’explique précisément pourquoi ça arrive et comment je ferais différemment la prochaine fois.
Et les chiffres, alors ?
Je donne tout dans la vidéo, ligne par ligne : fabrication, transport, TVA/douane, logistique, pubs, outils, etc.
Oui, pour quatre ans, ça peut sembler “peu”. Mais pour une première autoédition solo, sans circuit boutique et avec un jeu plutôt de niche, je préfère regarder ça comme une preuve que c’est faisable, et surtout comme un énorme apprentissage pour faire mieux au prochain.
La suite : mes prochains protos
En fin de vidéo, je pitche les jeux sur lesquels je bosse en ce moment. Je t'invite à la regarder je parle beaucoup plus en détail de mon parcours, des galères et des moments où j'ai eu de la chance.


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